Bon, je me suis dit qu'il était peut-être temps de refaire un petit passage par ici… parce que mon dernier message sur ce forum date quand même de 2016 ! À l'époque, je venais tout juste de passer le permis et je racontais mes débuts en Versys 650 !
Presque 10 ans plus tard, je me suis dit que ça pouvait être marrant de raconter la suite de l'histoire… parce qu'entre-temps, il s'en est passé quelques kilomètres !
Et finalement, quand je regarde le parcours, il y a un truc assez amusant : plus la cylindrée a augmenté, plus les road-trips se sont allongés.
🟢 Versys 650 : mars 2016 → septembre 2017 - 20 000 km parcourus avec !


Premier gros cube après le permis, et forcément… découverte d'un autre monde par rapport à la 125.
Avec elle, j'ai commencé à élargir sérieusement le terrain de jeu : Doubs, Jura, premiers bouts de Préalpes, et des balades qui commençaient déjà à prendre de la bouteille.
Mais assez rapidement, une envie s'est installée : avoir davantage de moteur, notamment pour le duo, tout en gardant ce que j'aimais sur la Versys : la position, la protection et son côté couteau suisse.
Donc…



Passage au quatre cylindres !
J'ai trouvé exactement ce que je cherchais : beaucoup plus de coffre, une vraie aisance en duo, mais toujours cette philosophie Versys que j'aimais tant.
Et forcément, les balades ont suivi la cylindrée…
Les Alpes, puis la Route des Grandes Alpes.
La Versys 1000 s'est vraiment transformée en machine à avaler du kilomètre. Et avec elle, j'ai commencé à faire des sorties où le trajet retour n'était plus forcément prévu le soir même.


Et celle-là, je ne pensais même pas forcément l'acheter.
À la base, je voulais simplement emmener ma Versys 1000 faire sa révision et… acheter une troisième clé.
Et puis le concessionnaire m'a fait une offre de reprise tellement intéressante que bon…
"Allez, à moi le shifter, le régulateur et tout le bazar !"
La 1000 S a évidemment continué le boulot de la précédente, avec encore plus de confort et d'équipement.
Au programme : Route des Grandes Alpes, Cévennes, Ardèche, Vercors…
Et c'est justement là qu'un truc assez paradoxal a commencé à apparaître.
La moto était devenue tellement confortable, efficace et facile que j'ai fini par avoir parfois cette impression étrange de… m'ennuyer un peu à son bord.
Tout était tellement maîtrisé que je ressentais moins la machine. Je pouvais enquiller les kilomètres sans fatigue, mais j'avais envie de retrouver quelque chose de plus brut, de plus simple.
Et puis l'envie d'une moto qui donne davantage l'impression de faire de la moto, justement.
🟠 Et puis… juillet 2026 : retour chez Honda.... Transalp 600 de 1996 !


Oui, je sais.
Après être passé du 650 au 1000, puis au 1000 S bourré d'électronique et d'équipements, me voilà revenu sur une bécane de presque 30 ans, carburée, avec deux cylindres en V et beaucoup moins de watts.
Mais finalement, c'est assez logique.
J'avais envie de retrouver des sensations simples : du bruit mécanique, une boîte, des vibrations, une moto légère, un moteur qu'il faut un peu accompagner… bref, quelque chose de moins aseptisé.
Et puis il y avait aussi une petite dimension sentimentale : la Transalp est un peu devenue la grande-tante de ma première Varadero 125.
Pour l'instant, je ne l'ai vraiment testée que dans le Jura, mais elle m'a déjà convaincu sur ce que je recherchais.
Et évidemment, maintenant que j'ai retrouvé une vieille machine capable de me faire sourire à 70 km/h…
j'ai déjà envie de l'emmener sur les sommets.
Tant pis si elle se met à ratatouiller au-dessus de 2000 mètres : on fera avec !
Et puisqu'on parle de retour aux sources…
Avant tout ça, il y a quand même eu la Varadero 125, qui reste quelque part la moto qui m'a donné le virus.
Et aujourd'hui encore, je trouve dommage que Honda n'ait jamais vraiment poursuivi l'aventure avec une vraie petite trail routière dans l'esprit de la Vara 125.
Parce qu'aujourd'hui, en 125, on trouve surtout des roadsters. Et moi, ce que j'aimais justement dans la Varadero, c'était son côté petite grosse moto : position, protection, confort et capacité à partir loin malgré ses 15 petits chevaux.
J'ai d'ailleurs eu l'occasion de rouler avec la CB125R de ma copine. Et franchement, je l'aimais bien cette petite Honda ! Les performances me rappelaient forcément la Vara, avec ce côté "je tire tout ce que je peux de mes 125 cm³"
Mais alors… le confort en moins !
Après quelques kilomètres sur la CB, je repensais quand même à la Varadero avec un petit sourire.
Et aujourd'hui, plus de 10 ans après mes débuts, je me surprends encore à me dire :
"[la vache], je remonterais bien sur une Vara 125 juste pour le kiff !!
Comme quoi, malgré les 650, les 1000, les road-trips alpins et les milliers de kilomètres avalés…
on finit toujours par revenir à ses premières amours.
Et maintenant, me voilà donc avec une Transalp 600 de 1996, qui n'a pas grand-chose à voir avec une Versys 1000 S…
Mais qui me redonne exactement ce que je venais chercher.
La boucle est peut-être en train de se refermer.
